De mort et d’eau fraîche : l’article d’ever magazine

Retrouvez sur le site www.lemagazineever.com l’interview de l’auteur De mort et d’eau fraîche, Layticia Audibert.

Extraits :

EVERMAGAZINE : La beauté est éphémère. De mort et d’eau fraîche raconte l’histoire d’un homme qui n’a plus que 7 jours à vivre : cette idée de l’impermanence des choses est quelque chose qui vous tient à cœur ?

L.A. : Tout part d’une histoire personnelle, même si ce livre est bien plus biographique qu’autobiographique. Tout comme celle du protagoniste, ma sœur s’est fait écraser, il y a trois ans, par une voiture. Et mon fiancé m’a quittée en m’annonçant qu’il était cocaïnomane. Ces deux événements concomitants m’ont effectivement fait prendre conscience que la vie était courte. Ce roman n’est aujourd’hui plus lié directement à cela, mais demeure une exhortation à vivre.

Adam, le personnage principal, est un symbole de cette génération de trentenaires qui vivent sans but, passent à côté de la réalité de leur rêve. Ce livre est universel en cela : nous sommes tous confrontés à la mort. Que feriez-vous si vous n’aviez plus que sept jours à vivre ? Pour ma part, j’essaie de faire cela tout le temps, ne pas avoir de regret. Parce que j’ai été confrontée à la mort – même s’il ne s’agissait pas de la mienne, il a fallu essayer à tout prix d’en faire quelque chose de beau. Je m’attache simplement à ne pas oublier. Faire ce que j’aime le plus souvent possible, dire aux gens que j’aime, que je les aime, justement. Quitte à être chiante.

EVERMAGAZINE : Adam prononce cette phrase : « Mon culte de la beauté était une forme de conscience de ma finitude. La cosmétique repousse la mort, promesse de vie éternelle, d’éternelle jeunesse ». Sa beauté est-elle devenue son principal atout, ce vers quoi sa vie tend ?

L.A. : On nous vend qu’il faut être beau à tout prix, pour réussir, se faire des amis etc. Et lui a acheté ce concept, puisqu’il était à vendre. Cela peut devenir à la fois sa plus grande force et sa plus importante faiblesse. On présuppose que s’il est beau, il ne peut être également intelligent, qu’il ne peut pas tout avoir. Or, il a les deux, et ces deux atouts peuvent être perçus comme extrêmement dangereux. Mais peuvent aussi être une façon d’obtenir toujours plus. Plus de maîtresses, de voitures… Sa quête de bonheur devient une quête d’insatisfaction permanente.

Pour ce qui est de la cosmétique, n’est-ce pas devenu un nouveau mirage, la nouvelle promesse de vie éternelle ?

 

EVERMAGAZINE : Votre livre est aussi un parcours de l’esprit, avec un revirement particulièrement intéressant, à la fin. En chemin, pendant ces 7 jours, Adam troque-t-il sa beauté physique contre une beauté de l’âme ? Même si le terme est un peu facile ?

L.A. : À mon sens, nous sommes créateurs de notre propre vie, et l’on peut au contraire faire le choix de vouloir peu, d’arrêter cette course à toujours plus. Sans parler d’ascétisme, il est possible de créer son propre bonheur, à travers l’émotion. C’est ce que je fais, par exemple, à travers la peinture. L’émotion est fugace, mais voilà le type de souvenir que l’on conserve durablement. Plus que du plaisir à l’achat du dernierIPhone, par exemple. Ce que j’essaie de dire dans ce livre, sans être dogmatique, c’est cela, une autre façon de voir les choses. Non pas que faire à la place, à cela, je n’ai pas de réponse, si ce n’est pour moi – à chacun de trouver la sienne.

 (…)
Retrouvez l’intégralité de l’interview sur http://lemagazineever.com/2012/01/beauty-is-you-layticia-audibert/

 

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